What the world needs now is Cosmo Pyke

Elle rentre d’un voyage à Dunkerque chez Nadia. La kaï était un peu éteinte, sans elle. Les retrouvailles c’est si bon. Surtout avec mon Amie. Et si, autour d’un punch, on s’affrontait au Yam ? Annou, c’est tipar ! Brelans, grandes suites et carrés s’enchaînent vaillamment sur une piste de jeu reverdie, jusqu’à… l’arrivée de Cosmo Pyke. C’est beau quand elle est inspirée, même si elle est de moins en moins étonnée. Sur ses conseils, je « spotifise » ce nom sonnant comme un cocktail classique revisité. Et quand elle prend la peine d’écrire un titre ou le nom d’un artiste qui lui a plu sur un morceau de papier pour s’en souvenir, c’est à coup sûr un truc de dingue.

Et là, tétanisé par la voix de ce mec, j’essaie de continuer la partie. Les dés deviennent sans intérêt. Je pense de suite à partager ça. Cette connexion internet qui n’en fait qu’à sa tête n’aura pas raison de (mon é)moi : la 4G de ce bon vieux téléphone va me sauver !

Cosmo Pyke chante un mélange planant de blues, indie, jazz et hip-hop. Accompagnée d’une guitare hypnotique et sublimée par des arrangements sur mesure, sa belle voix déjà si mûre flirte avec l’âme évidemment. Né à Londres et d’origine Jamaïcaine, Cosmo ajoute son nom à cette liste impressionnante de jeunes artistes issus de la brit-pop au timbre et au potentiel si prometteurs.

Les fans de Frank Ocean se souviennent de lui et de son apparition dans le shoot photo Polaroïd du début du clip de « Nikes » (de l’incroyable album « Blonde » sorti en 2016). Skateur, grapheur, mannequin, ce touche-à-tout de même pas 20 ans (wtf, right ?) brille également dans la musique et sort son premier EP en février dernier baptisé humblement « Just Cosmo ».

Cosmo Pyke is back, avec un nouveau clip et une nouvelle version de « Great Dane ». Son clip-oxygène à la nonchalance contagieuse fait reculer efficacement la fin de l’Humanité. Cliquer sur « play », c’est risquer d’affoler son taux d’endorphines. Et pas seulement. Enjoy and spread the love !

 

Cosmo Pyke, « Just Cosmo » février 2017

Cosmo Pyke se promène aussi sur Instagram et sur Soundcloud et sur Youtube.

Author Profile

Da Kov
Da Kov
Chercheur en émotions, en 2010 il est co-gérant d’un bar expo music live à Paris, le « Paname Soul ». Dans ce lieu de liberté, le café-théâtre s'invite, les toiles ou photos exposées (Erik Pedurand, « Voodoo Print »…) deviennent témoins de concerts acoustiques de la jeune scène Antillaise soul et jazz (Freepon, G-Skalp, Florence Naprix, Sakesho, Mélissa Laveaux, Véronique Hermann Sambin, Maher Beauroy…), hip hop (Daz Ini, Tismé, Pledge…), world music (Elvita Delgado…). Enthousiasme sans cesse renouvelé, il exulte quand se profile une pépite et quelques unes naissent sur cette nouvelle scène parfois les rencontres littéraires ou le "Tan Kreyol" introduisent les soirées musicales, les publics se conjuguent...



La clientèle est majoritairement Antillaise. Découverte de la vibe caribéenne et l'envie de l'approfondir. Il l'approche de l'intérieur en Guadeloupe, à Marie Galante où il séjourne quelques mois et le voici en Martinique, une parenthèse qui durera cinq ans. Il devient pigiste pour France-Antilles, un moyen de traduire les espoirs et exaspérations de jeunes artistes en nécessité d'exister. La culture est au coeur de ses préoccupations, il s'imprègne, en saisit les codes, tente de les restituer avec sa sensibilité, un humanisme ouvert, sans barrières... il partage avec le grand public des talents tels ( DJ Noss, Chassol, Emergence Musique Martinique...)



Découvreur, son altruisme en fait un passeur reconnu par ses pairs : il est lauréat du prix régional André Aliker en 2016 (catégorie correspondant de presse).



De retour à Paris depuis 2017, il est attaché de presse, correspondant à Paris pour France-Antilles, écrit pour le site parislanuit.fr, et contributeur pour Sousleground.